En 2020/2021 l’association démarre son projet associatif avec « Quartier solidaire » et « Quartier d’automne » :


« Quartier solidaire » et « Quartier d’automne » sont des projets qui ont été soutenu par l’Etat, la préfecture de la Gironde et la Ville de Pessac, pendant la crise sanitaire. Les valeurs de ces projets étaient d’améliorer le vivre ensemble, d’œuvrer pour la réussite éducative en collaboration avec les famille et l’ensemble des partenaires et de réduire les inégalités en matière de santé en améliorant l’accès aux soins et à la prévention.
En 2020 et 2021, il a été difficile pour beaucoup de personnes, de vivre le confinement. Les personnes résidant en appartement, les familles nombreuses, les familles mono parentales…ont eu la plupart, des conditions de vie délicates. C’est pourquoi « La soupe aux cailloux » a proposé cet accompagnement pour que ces personnes puissent à travers 5 médiations (papier, argile, peinture, tissu, soupe aux cailloux) : prendre du temps pour eux, bénéficier d’une écoute et apprendre à accueillir leurs émotions.
Ces ateliers d'expression créatrice centrés sur le soin à la personne se sont déroulés à la Bibliothèque Pablo Neruda dans le quartier de Pessac Saige. Avec des habitants du quartier, des enfants fréquentant les écoles élémentaire et maternelle, des femmes de l'ASTI (Association de Solidarité avec Tous les Immigrés), des collégiens.
Ce dispositif d’ateliers s’est mis en place par séquence de 5 à 6 séances, à raison d’un atelier par jour, toutes les semaines, le mercredi ou le lundi matin. Le confinement a cassé le rythme prévu, mais nous avons pu finaliser ces séances, grâce à la mobilisation des habitants par le personnel de la bibliothèque Pablo Neruda, et le prêt d’une salle au centre social Alain Coudert, quand la bibliothèque fût fermée dans le cadre du contexte sanitaire. Cette bibliothèque est partenaire sur le quartier du dispositif de la Réussite éducative de la Ville de Pessac et en lien étroit avec les écoles et les familles du quartier.
D’octobre à décembre 2020 : Ateliers programmés à la bibliothèque Pablo Néruda avec un groupe de 4 enfants (9/10 ans)
Lors de 6 séances, ils ont expérimenté 5 médiations différentes : Papier/collage, peinture, argile, tissu, soupe aux cailloux. Ce furent les premières séances d’ateliers, depuis la naissance de l’association « La soupe aux cailloux » en juin 2020. Avec ces enfants des objectifs et des besoins ont été plus clairement identifiés par l’intervenante : ces ateliers d’expression créatrice centrés sur le soin à la personne, ont un réel intérêt pour des enfants en quête d’autonomie, d’écoute, de confiance en soi, ils ont manifesté leurs besoins d’espaces de parole et d’expression. Et l’intervenante a mesuré l’importance d’un cadre sécurisé, délimité et accueillant.


De janvier à février 2021 : un groupe de mamans et leurs enfants
5 séances, ont permis à 3 enfants (de 4 à 10 ans) et leurs deux mamans, de se ressourcer en trouvant un espace d’expression sur des périodes difficiles qu’ils ont pu vivre, l’une des familles vivait à l’époque dans un squat. Ces ateliers se sont déroulés en groupe. Pour les enfants, une réelle prise d’autonomie s’est dessinée, de la joie s’est manifesté ainsi que du partage et de la transmission pour les mamans. Pour une des mamans, très investie dans son rôle de femme au foyer, l’envie d’avoir un espace à elle s’est affirmée. Ce qui a induit le choix de poursuivre ces ateliers avec un nouveau groupe de femmes sans leurs enfants.






De mai à juin 2021 : un groupe de femmes de l’ASTI (Association de solidarité avec tous les immigrés)
4 séances ont permis à 4 femmes de se ressourcer en trouvant un espace d’expression qui leur était dédié. Ce temps était uniquement pour elles, en les plongeant dans leurs histoires personnelles, familiales et culturelles. Ces ateliers ont montré la nostalgie de ces femmes pour leur pays et leurs proches et ont souligné cette perception personnelle d’être entre deux cultures, entre le passé et le présent.






En juillet 2021 : un groupe d’adolescents du collège Gérard Philippe
4 séances ont permis à 5 adolescents de prendre un temps pour eux et d’exprimer un besoin d’être en accord avec ce qu’ils ressentaient. Chacun à son rythme, dans l’énergie jubilatoire, la finesse ou dans la répétition d’un geste qui vide l’esprit…ces jeunes ont expérimenté leur propre notion du temps et noué des relations de groupe, dans une atmosphère de respect et de non-jugement de l’autre.






